Difficile de se définir en quelques mots…

 

Un de mes derniers travaux s’appelle  « L’homme aux pinceaux ». Sur ma palette sont alignés  quelques pinceaux. Sur ces pinceaux, un portrait. Mon portrait, car que  pouvais-je peindre d’autre sur des pinceaux, sur mes pinceaux, eux qui, quand on  les regarde en détail  parlent de moi tellement mieux que je ne pourrais jamais le faire ?

 

Difficile de se définir en quelques mots…

 

Il y a  juste 18 ans, mon épouse Sylvie voulant s’intégrer à  la vie de notre village, St Geniès de Comolas, participe à la création d’une association qui sera bientôt animée par Christian Parra récemment disparu… Croyant fermement au succès de cette création, je commence à prendre des cours de dessin et de peinture. Et depuis je n’ai plus lâché les pinceaux…Et un jour j’ai pris mon envol...

 

Ce qui me guide depuis mes débuts, c'est la rencontre avec l'autre.  A regarder mon travail, on pourrait penser que je suis portraitiste. Ce dernier s’intéresse au modèle par ce qu’il a de particulier et d’unique. Ma recherche repose plutôt sur une quête d'universalité et  d'humanité.

 

Je ne peins pas ce qui rend chacun de nous particuliers. De même, je ne transcris pas mes sujets par souci d'exotisme. Au contraire, j'essaie de rendre ce qui fait que nous sommes tous semblables : nos émotions, nos peurs, nos rêves, nos doutes. Et pour ce faire j'utilise lumière et couleur.

 

Et c'est en utilisant l'un et l'autre que la toile se remplit d'émotion.

 

Uniquement de la lumière et de la couleur, et l'humanité s'invite seule.

 

Portraits anonymes et sentiments universels.